Histoire du kenpo kai, des origines chinoises au budo japonais :
Issu du
monastère de Shaolin, l’ancêtre du kenpo kai actuel, le
Shaolin chuan fa, fût enseigné par un moine à son frère afin de lui permettre de se défendre devant les attaques de pillards que subissait régulièrement sa famille. L’art de la boxe de Shaolin fût alors transmis de génération en génération au sein de cette famille, nommée
Chiang, jusqu’à en prendre le nom (Chiang chuan, ou boxe de la famille Chiang).

Pendant la période
Tokugawa, un jeune japonais nommé
Tawada Ishizaka, qui avait été initié dans l’art du
Kashima Ryu (l’un des plus vieux systèmes japonais) décida de partir en Chine. Il y rencontra les descendants de la famille Chiang, qui acceptèrent de lui enseigner leur art. Après de longues années en Chine il décida de rentrer au Japon.
Voyageant avec sa famille dans une grande partie du Japon, il utilisa ses connaissances martiales dans les spectacles de la troupe de théâtre qu’il avait crée. Et l’art fût transmis de père en fils et devint l’
Ishizaka Ha Kenpo, la boxe de la famille Ishizaka.
A la fin des années 1960, 2 descendants de la famille Ishizaka,
Sotoki et son oncle
Kazuo, accompagnés de
Chiaki Ohashi, partirent en Chine (Shanghai) afin de récupérer les techniques de l’art du Chiang Chuan qui avaient été oubliées au fil des siècles. Après de nombreux échanges, ils décidèrent d’appeler leur art
kenpo kai, réunion des méthodes du poing.